Préparatifs

M-1 : QUIBERON

22 août 2016 — by Julie0

main

Préparatifs

M-1 : QUIBERON

22 août 2016 — by Julie0

1
7
3
6
5
4

Bien arrivés à la Trinité, nous confions la mise à neuf de notre gréement, des filières et la révision du mât à l’équipe de technique gréement, une entreprise du coin. Ayant déjà un contrat au mois sur Quiberon, nous ramenons Happy squid à Port Haliguen, pour revenir la semaine suivante.

Nous profitons de cette petite semaine de répit pour organiser notre fête de départ. Nous invitons nos amis à venir passer le week-end du 16 et 17 juillet en centre Bretagne. Ce sera une soirée sous le signe des Antilles, même la météo y mettra du sien, nous danserons jusqu’au petit matin. Embrassades, promesses et au-revoirs fait, nous mettons quelques jours à tout ranger et une bonne semaine à s’en remettre.

A notre retour sur Quiberon, nous nous replongeons rapidement dans les préparatifs (achats, listes de courses, bricolages, …) entrecoupés de repas familiaux, où chacun est bien décidé à nous faire partir bien portant. Nous alternons donc entre chez mes parents et ceux de Victor, en vacances sur la presqu’île pour l’été. Les jours s’enchaînent et nous avons l’impression qu’il nous reste une montagne de choses à faire. A ça vient s’ajouter des imprévus financiers, techniques et logistiques de dernière minute :

  • la pose du gréement nécessite des travaux sur une des cadennes et le pied de mât, le mât parti en révision augmente le devis et les filières n’ont pas été faites à la bonne côte
  • le matelas, parti en fabrication depuis bientôt 8 mois, ne passe finalement pas dans la cabine… nous nous rabattons sur un sur-matelas IKEA
  • une rage de dent me reprend 3 semaines avant le départ et remet en question mon départ sur le bateau pour le 22 août

La liste est longue et ajoute un stress supplémentaire. Bref… leçon à retenir, ne jamais minimiser les imprévus ! Des rumeurs (familiales) arrivent de temps à autre à nos oreilles : «ils sont à la bourre», «ils ne seront jamais prêt» ou en encore «ils auraient dû s’en occuper avant». Mais on y croit, on a toujours été efficace dans l’urgence !

A plusieurs reprises, je laisse Victor sur le bateau et je fais des allers-retours à Pontivy, chez mes parents, pour faire un peu de rangement dans le garage que nous réquisitionnons depuis des mois.   J’arrive, non sans mal, en super-positionnant cartons et sacs cabas, à rassembler toutes nos affaires personnelles dans un coin du garage pour les trois ans à venir. Je me surprends même à compter l’espace que ça occupe… et toute fière, les mains sur les hanches, j’annonce : «5m sur 1,50 !». Ma sœur ajoute, en passant derrière moi «Bravo, ta vie tiens dans des sacs plastiques !».  Eh oui…

Quelques jours avant le départ, nous aménageons ! Nous déchargeons des coffres entiers et effectuons les allers-retours à l’aide de petites brouettes mises à disposition par la capitainerie. Nos chargements suscitent l’attention des promeneurs :
– Avec tout ça, vous voilà partis pour le tour du monde !
– Oui c’est ça
– Ah bon ?

Nous trouvons une place pour tout en optimisant le moindre espace. « Happy Squid » est finalement beaucoup plus grand que ce que l’on pensait, moi qui avait peur (enfin surtout Victor) de ne pas pouvoir amener ma petite sélection vestimentaire. Victor s’occupe des coffres extérieurs et de l’avant du bateau et moi du reste à l’intérieur. Nous finissons en sueur 30 min avant l’arrivée des premiers invités… car oui nous sommes déjà le 22 août ! Le jour du grand départ !

Une trentaine de personnes viennent nous souhaiter bon voyage sur le ponton visiteur. Nous allons dans tout les sens, afin que chacun puisse visiter le bateau, échanger avec nous,… De mon coté j’ai encore quinze jours au mois de septembre pour passer des moments privilégiés avec mes proches. Victor, lui, sait qu’ils ne reverra certaines personnes que dans trois ans, alors c’est avec émotion qu’il embrasse les personnes qui se sont déplacées pour l’occasion. Nous invitons nos parents à venir nous larguer les amarres, laissant les autres rejoindre le bout de la jetée. Les dernières consignes sont données par les mamans et les derniers encouragements par les papas. Quelques tours dans le port, afin de monter les voiles, et nous passons les portes du port une dernière fois en laissant derrière nous un paquet de bras en l’air, qui ne semblent pas fatiguées. Nous avons du mal à retenir nos émotions. Ça y est nous voilà partis, pas pour très loin, nous allons passer la nuit sur Houat en amoureux, dans une île que nous affectionnons beaucoup. Il ne faut pas plus de 10 min pour que le téléphone se mette à sonner, mon père au bout du fil «Julie, les clés de la voiture sont avec vous ?». Et merde… faux départ ! Ceux qui nous connaissent diront que c’était obligé. Notre public aura le droit à un tour gratuit. Ça aura eu le mérite de bien faire rigoler tout le monde. Nous partons cette fois avec le sourire !

Arrivés à Houat, nous nous mettons aux Beniguets, petit mouillage au sud de l’île. Nous n’avons pas le temps de nous installer, qu’un bateau se rapproche en criant «Totor ! Totor !». Le patron de Victor, en vacances, manquant à l’appel sur le ponton, se retrouve à l’ancre juste à coté de nous sur son Dufour. Victor est ravi, nous l’invitons à bord avec son équipage. Nous passons la soirée à évoquer des anecdotes, faits divers et autres histoires de voyageurs. Puis nous remontons tout le monde sur leur annexe pour une nuit bien méritée !

Le programme des jours suivants nous amène jusque Concarneau, où nous passons 5 jours en marina. Les journées sont chargées, comme d’habitude chacun a son planning de tâches. Nous sommes fin prêt à mettre les voiles pour Madère le 29 août à 10h. La météo annonce une belle fenêtre, pas trop de vent, mais ça nous va bien pour commencer.

Laisser un commentaire

Votre adresse mail ne sera pas publiée. Champs obligatoires *