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Escales

LES ANTILLES FRANçAISES

28 mars 2017 — by Julie0

>>> La Martinique

Nous somme arrivés au Marin avec une grosse envie de se taper un bon « Morceau de barbaque ». Aussitôt dit, aussitôt fait, nous jetons notre dévolu sur une pierrade au Marin. Ha !!! Comme c’est bon l’agneau !

Marina du Marin… encerclé par la mangrove.

Le Marin est ou plutôt était un petit village du sud de la Martinique, qui, depuis quelques années s’est transformé en une véritable base arrière de la plaisance du sud est des Caraïbes. Les infrastructures et les services sont se qu’il se fait de mieux dans l’industrie de plaisance. On remet à plus tard le côté typique martiniquais et on en profite pour mettre de tous nouveaux panneaux solaires sur le portique d’»Happy Squid». Il nous faut être près et autonome pour le pacifique qui nous attend de l’autre côté des Amériques.

Oh oui de tout nouveaux panneaux solaire !!!

Entre bricolage pour l’un et des sessions internet pour l’autre nous n’avons pas le temps de chaumer. Et oui il n’y a pas que le bateau qui nous demande du temps. Vous tenir informé de ce qui ce passe et vous le montrer du mieux qu’il soit, ça aussi ça prends du temps.

La team Martiniquaise !!!

Les jours passent à une vitesse folle et voilà qu’arrive déjà noël. Nous retrouvons un bateau ami, Maracuja, avec à son bord Anne Claire et Guillaume. Nous faisons aussi la rencontre de Fanfan et Pascal, l’équipage haut en couleur de Zen. Le réveillons se fait autour de boudins antillais, de foie gras, de ouassous (crevettes d’eau douce très locale, les z’habitants), de bons vins, et d’ananas flambée. On se régale. Nous parlons de tout nos voyages passés et à venir, et avons déjà hâte de se retrouver.

En route pour les Anses d’Arlets, nous passons au ras du rocher du diamant !

Deux jours plus tard nous levons l’ancre pour les Anses d’Arlets. On dit les fonds de ces anses pleines de tortues… Et c’est vrai. Nous ne pouvons résister et passons près de 3h par jour dans l’eau tant le spectacle est grandiose. C’est ici que nous mangeons nos premiers poisons péchés au harpons et que nous nous délectons de journées ensoleillées à ne faire que ce qui nous semble vraiment nécessaire… Rien…

Nos amis Maracuja et Zen ne tarde pas à nous rejoindre. Et les préparatifs du nouvel an s’organise avec Pascal et Fanfan. Nous les accueillons à bord pour la ST Silvestre. Au menu re foie gras, filet de bœuf martiniquais et fondants au chocolat. Le tous bien arrosé de rhum martiniquais bien sûr. C’est la fête sur la plage mais nos grosses journées à ne rien faire, nous ayant épuisés nous rendons l’âme vers 1h du matin sans même prendre le soin d’aller en profiter à terre.

Deux jours plus tard, l’heure est venu de remonter vers la Guadeloupe et ses îles aux noms qui font déjà rêver. À nous les Saintes et Marie Galante. Et le temps presse, les parents de Julie vienne nous rejoindre dans deux semaines, ici même en Martinique.

>>> Marie-Galante

A 25 km au sud-est de la Guadeloupe, Marie-Galante (Christophe Colomb la baptisa du nom de sa caravelle) est la plus grande de ses îles satellites. L’île, qui a compté jusqu’à 106 moulins, est aussi appelé « l’île aux 100 moulins ». Essentiellement rural, ce plateau tout rond s’ouvre depuis peu au tourisme, un moment donc de répis par rapport aux escales précédentes. On trouve des falaises sauvages sur la côte Atlantique, un superbe littoral au sud, et une campagne encore préservée. Ici est fabriqué le meilleur rhum de Guadeloupe, tirant jusqu’à 59° !

Nous arrivons vers 12h à ST louis, un village tranquille de pêcheur, port de plaisance de Marie Galante. Le mouillage est idyllique et bien abrité du vent. Les maisonnettes de couleurs, commerces et petits lolos bordent la longue plage. Nous partons en repérage à l’heure de la sieste, les rues et les cases en bois ont un parfum de ville abandonnée, les rencontres se font rares et plutôt méfiantes… Que de mystère. Au premier abord les habitants ne sont pas très loquaces. Ils nous montrerons ensuite une toute autre facette.

À grands regrets, nous avons seulement 2 jours 1/2 devant nous pour partir à la découverte de l’île.

Petites emplettes au Père LABAT

 Le premier jour est consacré aux visites culturelles. Nous partons de bon matin en bus pour une dégustation de rhum à la distillerie POISSON (voir article), puis en stop vers Grand bourg. Bien qu’étant l’agglomération la plus importante de l’île, elle reste de dimensions modestes. Ces quelques rues perpendiculaires entourent son église et sa place de la mairie au décor de carte postale. Un marché couvert « ultra touristique » pratique des prix exorbitants, mais les commerçantes mettent l’ambiance.Victor se laissera tout de même tenté par un ravissant chapeau de paille.

Les premières plages sont toutes proches. Mais attention quand je dis plage, c’est plage avec un grand « P » comme paradisiaque, pittoresque, pépite, pas croyable… On en a rêvé, ça y est nous y sommes. Le spot idéal pour déjeuner et piquer une petite tête.

Nous poussons ensuite à pied à 2km de Grand bourg, jusqu’au site, sans doute, le plus visité de l’île : l’Habitation Murat. Ce grand domaine entouré de champs de canne raconte 3 siècles d’histoire sucrière et d’esclavage. Nous rentrons la tête pleine de dates, d’anecdotes historiques, de paysages, tout ça baignés de vapeurs de rhum. La soirée se terminera autour d’une bière fraîche et d’un concert, dans une institution à ST Louis, le bar/restau « Chez Henry ». Un lieu d’exposition et de concert les pieds dans le sable.

Chaque bœuf est accompagné de son héron… Qui porte très bien son nom : héron garde-bœuf !

Le deuxième jour est plus sportif. Nous partons en rando, pour une boucle nous amenant jusqu’à Vieux fort, parmi les champs de canne à sucre, la mangrove et le littoral.

Au large de la plage de Vieux fort, un petit ilet bucolique nous nargue de ses deux ou trois palmiers !

Notre parcours nous mène à l’anse Canot puis l’anse Mays, longues étendues de sable blanc protégées de la route par des raisinniers, cocotiers et mancenilliers. Si nous étions restés plus de temps, ces eaux cristallines auraient été parfaites pour mouiller quelques jours.

Malheureusement, trois jours ça passe vite, trop vite. Il nous faut déjà lever l’ancre vers l’archipel voisin, les Saintes.

Mais juste avant, nous prenons le temps de faire quelques courses. Nous avions repéré, les jours précédents, une pseudo place de marché face à la mer, finalement un peu déserte. Mais une vieille dame, abîmée par le travail, d’environ 85 ans, s’y tient malgré tout, avec sa production de fruits et légumes. L’étalage n’est pas très fourni, mais la fraîcheur des produits nous met déjà en appétit. Nous lui prenons de quoi faire une petite salade de crudités puis nous discutons quelques minutes avec elle. Elle finit par nous donner son élixir de jouvence… « le travail ! y’a que ça qui conserve ! ». Son sourire nous prouve à quel point elle est fière de se tenir encore là à son âge.

Menu du jour : Salade de crudité du marché !

Nous nous laissons ensuite attirer par notre curiosité, vers la boucherie du village, toujours face à la mer. Comme la plupart des boutiques ici, elle est à demi ouverte sur l’extérieur. Le propriétaire fait l’animation et le service est calé sur le rythme antillais. Nous attendons donc une vingtaine de minutes en observant. Les locaux déboulent tour à tour en voiture chercher leurs commandes, le boucher va et vient dans sa chambre froide équipé d’une énorme doudoune, les morceaux de viande qui en sorte sont aussi alléchants que répugnants… un vrai spectacle. Les tarifs sont plus que corrects, le boeuf est élevé et abattu sur l’île. Nous lui prenons 1,5 kilos de viande hachée pour en faire des conserves de bolognaise maison.

>>> Les Saintes

Après une petite matinée de nav’, nous abordons la passe de la Baleine, qui nous mène directement dans la baie de Terre-de-haut aux Saintes.

Découverte le jour de la Toussaint, d’où son nom, cet archipel est composé de 8 petites îles. Environ 3000 personnes, se répartissent sur Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, seules îles habitées.

Coucher de soleil sur les Saintes (vue de Marie Galante)

Plus touristique et sophistiquée que sa jumelle, Terre-de-Haut, garde tout de même un charme particulier. Trop aride pour y cultiver la canne à sucre, l’île la plus fréquentée des Saintes est une terre de pêcheurs. Descendants de colons bretons ou normands, ces habitants ont curieusement, contrairement aux reste des Antilles, la peau claire voire blanche.

Terre de Haut, Les Saintes

Criques et plages bien abritées, balades et petites randos permettent de croiser quelques iguanes, pélicans et cheptels de chèvres en liberté. Tout est accessible à pied. Ici les scooters sont rois, il en déboule de tout les coins, n’importe comment et à toute vitesse, sous les regards impuissants des quelques gendarmes postés sur les carrefours principaux… une priorité… mais qu’est ce que c’est ?

On retrouve Francis, de Petite Terre, au « Coconut’ bar ». Cœur de la vie nocturne Saintoise, ce bar, bordée de guirlandes lumineuses, aux couleurs rastas, s’anime à la tombée de la nuit. Un bon spot pour y découvrir les Cocktails Antillais.

Apéro Guadeloupéen avec Isabelle et Eric

Nous croisons le chemin de Isabelle et Éric, en rando. Jeune couple de retraités, amoureux des Antilles. Elle, en connaît un rayon sur la Guadeloupe, sa culture, sa végétation, son histoire et lui est un joyeux personnage qui n’a pas la langue dans sa poche. Ayant approximativement le même âge que leurs enfants, le courant passe tout de suite et ils nous adoptent quelques jours. Ils nous offrent le couvert, les lessives et la connexion internet spontanément. Encore une belle rencontre de voyage.

Et oui nous n’avons pas pu résister à une bonne galette des rois !

Retour de pêche au soleil couchant pour Victor…

INFOS PRATIQUES:
Bouées : obligatoires, réparties sur différents mouillages, 10€ / nuit.
Services : cyber base (5€ de l’heure) ainsi que machines à laver et sèche-linges (assez chers).

>>> La Martinique

 

Lever de soleil sur la Martinique… direction les Anses d’Arlets !

Après une nuit de nav’, les côtes de la Martinique réapparaissent doucement dans les lueurs du jour.

Nous décidons de recevoir ma famille (mes parents et ma sœur, mon frère étant aux Canaries à chercher un bateau pour la Transat’) aux Anses D’Arlets, nous connaissons maintenant bien le coin et nous trouvons l’endroit approprié pour y passer une journée complète durant leur séjour. Oui oui oui… vous l’avez compris nous laissons une semaine le bateau au mouillage pour retrouver le confort d’un « bon » lit et d’une « vrai » salle de bain. Mes parents ont loué deux appartements à St Luce, à une vingtaine de minutes du bateau.

Petite Anse : petit village des Anses d’Arlets

Toute excité de les retrouver, nous partons les chercher en stop à l’aéroport. Pour cela, nous prenons une marge de sécurité, mais nous sommes surpris de la vitesse à laquelle nous arrivons à notre but et déposé devant l’entré s’il vous plaît. L’auto stop fonctionne très bien au Antilles.

Ils passent la porte de débarquement tout blancs et emmitouflés… Malgré la nuit qui tombe, ils ne leur faudra pas longtemps pour retirer leur vêtements d’hiver couche après couche. Une fois dans la voiture de location, nous partons en direction de leur hôtel, juste à coté de l’aéroport. Nous fêtons nos retrouvailles dans un bon petit restau en bord de plage. On raconte nos anecdotes de voyageurs des mers, eux les dernières nouvelles de France et rapidement les six mois qui nous on séparé paraissent bien loin. Nous finissons par laisser mes parents rejoindre leur chambre et nous rentrons avec Inès, la petite sœur, sur le bateau pour la nuit. Une fois sur le ponton, à petite Anse, elle me demande naïvement ou est la marina ? Je lui répond en rigolant, qu’il n’y à pas de marina, mais que nous sommes au mouillage et que le bateau se trouve juste là sur l’eau. Mais comment on va aller jusque la bas ? Et bien avec notre super (toute petite) annexe tient ! Bon elle n’avait pas l’air sereine… Mais après deux aller-retours, tout le monde ainsi que les valises sont à bord. On lui installe son petit couchage, tandis qu’elle s’imagine à quoi ressemble la anse ensoleillé.

Le lendemain matin, Inès, aussitôt réveillé, sort la tête de la descente, curieuse du paysage qui l’attend. Elle n’est pas déçue… il y a pire comme réveil. Victor, lui, part tôt chercher mes parents afin que l’on puisse récupérer les clés des appartements l’après-midi même. C’est donc une matinée « girls » qui se profile. Ni une ni deux, nous enfilons nos maillots de bain, nos masques et nos tubas. Nôtre balade sous marine est fructueuse : tortues, corail, poissons perroquet, serpents de mer, poissons porc-épic, poissons trompette, … Au bout d’une bonne heure nous rejoignons le bateau, pour enfiler une petite robe et filer au marché, préparer de quoi faire une salade à midi. Nous faisons sensation au marché… j’ai failli marié Inès plusieurs fois !

Une fois installé dans les appartements, nous calons les journées sur le rythme Antillais.

Bain de soleil sur la terrasse

Petit déj’ vers 8h, déjà sous un soleil de plomb, puis choix de la plage du jour. Et les plages ce n’est pas ça qui manquent : les salines, les Anses d’Arlets, plage du diamant,… Le tout est de savoir si elle n’est pas trop loin en voiture. Même si en apparence, la Martinique paraît toute petite, l’on passe rapidement sa journée en voiture pour aller d’un bout à l’autre de l’île. Nous optons pour profiter du coin dans lequel on se trouve, le sud, tanpis pour le nord…

Plage des Salines

Menu du jour chez Évelyne : langouste grillée et gratin de crystophines

Puis c’est déjà l’heure de trouvé un petit lolo pour le déjeuner. Petit restaurants en bord de plage, proposant des viandes et poissons grillés. Nous goutons aux saveurs locales à coup de langoustes, poulet boucanés, gambas, lambis, … Un vrai marathon culinaire !

Visite et dégustation à la distillerie des 3 rivières

Une fois le ventre plein, nous visitons un site du coin aux heures les plus chaudes : Distillerie, site historique de la Martinique, musée de l’esclavage,… Une journée entière est même consacrée au bateau. Au programme : virée en mer autour des Anses d’Arlets, restau sur la plage puis snorkelling à la recherche des tortues vertes.

Virée en famille !!!

Petite bière fraîche du soir chez Frédo… au soleil couchant.

Au soleil couchant arrive l’heure de la bière, la fameuse… celle que nous attendons tant. On débriefe sur la journée passée, sur le planning du lendemain et on rigole aussi beaucoup. La vie est douce… mais tout a une fin. Afin d’être dans les temps pour la bonne saison dans le Pacifique, il nous faut déjà repartir. Nous devons préparer le bateau, faire l’avitaillement,… bref les corvées habituelles avant un grand départ. Vous devez commencer à connaître la chanson. Mais on a le droit à du RAB, ayant oublié des sacs dans la voiture de mes parents, ils se retrouvent bien obligé de faire un détour pour nous les déposer. Un dernier petit repas ensemble, avant de longs mois.

 

Nous partons finalement le jeudi 26 pour les San Blas, au Panama. Nous n’avons jamais été aussi près. La mécanique avait besoin d’être huilé. Chacun de nous connaît ces tâches. Nous nous autorisons même une petite halte baignade au mouillage de St Anne. Car le Marin c’est pratique, mais ce n’est pas idyllique. Ici l’eau est claire et saine. Une bouffé de fraîcheur avant les 10 jours de mer qui nous attendent.

 


ENCORE MERCI A TOUTE LA FAMILLE POUR LEURS PHOTOS !

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