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Escales

LE CAP VERT

24 janvier 2017 — by Julie0

Nous passons le chenal entre Santo Antao et Sao Vicente le mardi 8 novembre en milieu d’après midi, après 8 jours de mer. Nous voilà maintenant à Mindelo sur l’île de Sao Vicente, au Cap Vert. Le premier pays vraiment dépaysant. Madère et les Canaries étant bien frappées du saut de l’Europe. Ici tout va plus lentement : les gens, les voitures, le temps…

 

Mindelo, capitale les pieds dans le sable

Nous prenons tranquillement la température en descendant à terre le mercredi. Mindelo reste marquée par la colonisation portugaise, laissant derrière elle une architecture typée et colorée. Une balade dans la ville suffira à nous mettre l’eau à la bouche. Nous repérons le marché, les commerces dont nous aurons besoin, des points wifi (même si ça restera compliqué), les bars et restaurants sympas, et puis les douanes maritimes, afin d’y faire les formalités d’entrée.
Mathieu et Camille, un couple d’amis, atterrissent le jeudi pour 15 jours, ce qui explique notre route directe vers Mindelo (la plupart, en bateau, passe par les îles de Sal et Sao Nicolau). Nous les accueillons tout excités. La première soirée se déroulera à bord autour d’une bonne bouteille de vin et d’une pointe de vieux comté, on a failli verser une larme, d’ailleurs ça ne passera pas la nuit. Dès le vendredi, nous passons en mode logistique : où, quand, comment, dans quel ordre, avec ou sans le bateau… Autant de questions autours desquelles il faut se mettre d’accord à quatre. Après concertation, prise de météo et tout et tout, voici le programme : location de voiture sur Sao Vicente, 4 jours sur Santo Antao en ferry, puis 4 jours à Santa Luzia en bateau.

 

Sur les routes de Sao Vincente…

Une fois les clés en main, nous avons 24h pour visiter Sao Vincente. Entreprise qui paraît plutôt simple et banale, mais qui ne l’est pas tellement au Cap Vert, car les panneaux sont inexistants. Il nous faudra donc un moment pour sortir de Mindelo. Le reste de l’île est plutôt sec et montagneux. Les gens vivent sommairement mais affichent un éternel sourire. Les Cap Verdiens, pour la plupart, sont très accueillants, prévenants et d’une extrême gentillesse. Même si la mendicité et la violence règne encore un peu à Mindelo, c’est d’abord à eux que l’on doit notre coup de cœur pour cet Archipel.


Les kilomètres défilent sur les routes entièrement pavées qui habillent le paysage volcanique, vestige des portugais. Pas forcément entretenues, nous finirons par crever… ça rajoute toujours un peu de piment.
Les week-ends  sont très animés. Les Cap Verdiens travaillent durs, du lundi au jeudi, mais une fois le vendredi, ils savent faire la fête, au rythme des airs traditionnels tant aimés par leur regrettée Césaria Evora. Alors nous ne serons pas trop difficile à convaincre pour une petite virée en ville le samedi soir.

 

Vue imprenable sur la vallé de Porto Moniz à Santo Antao

Nous avons choisi de laisser le bateau au mouillage pendant trois jours (non sans stress) histoire d’aller visiter l’île voisine de Santo Antao… (Voir article)

 

Départ pour une rando les pieds dans l’eau à Santa Luzia

Retour à Mindelo et départ pour Santa Luzia avec le bateau cette fois ci : une île déserte, classée réserve naturelle… (Voir article)

 

De nouveau à Mindelo, Camille et Mathieu rassemblent leurs affaires, passent une dernière soirée avec nous et prennent leur avion le 24 novembre, direction notre « belle Nantes ». Ça nous fait tout bizarre, l’organisation n’était pas toujours simple sur un bateau de 9m, mais ils laissent un gros vide.

Avec tous ces aller-retour, le Vendée Globe a eu le temps de faire parler de lui au Cap Vert. Hugo Boss le bateau de Alex THOMSON, est passé à 28nds dans le chenal que nous avons emprunté quelques semaines auparavant. Initiative cœur, bateau de Tanguy DE LAMOTTE , lui, a eu moins de chance. Venu à Mindelo pour réparer ces nombreuses casses, il a fini par jeter l’éponge.

Nous nous donnons quelques jours pour préparer la traversée vers les Antilles. Les mains reprennent les outils pour checker et réparer quelques petites choses (ci contre, atelier réparation de génois, notre voile d’avant). Départ prévu début décembre. Enfin, comme à son habitude, la météo n’y met pas vraiment du sien… les alizés ne sont pas encore établis. Alors on se tient au jus quotidiennement. Nous calons définitivement la date du départ au 2 décembre.

Nous profitons des derniers jours dans une ville que l’on commence à apprivoiser, nous y avons nos petites habitudes. Et puis comme nous sommes incorrigibles, nous ne passons pas beaucoup de soirées seuls, la plupart des bateaux rencontrés depuis notre départ attendent les mêmes vents que nous. D’apéros en apéros, les sujets se tournent vers les Antilles. On trépigne tous d’impatience…

 

INFOS PRATIQUES :
Marina Mindelo : seule marina de l’archipel, 19€ / nuit, forfait eau et internet limité
Mouillage Santa Luzia : réserve naturelle, il faudrait, paraît-il, une autorisation pour y séjourner, nous n’avons pas eu de problème. Certains se sont fait déloger après notre passage
Mouillage Santo Antao, à Tarrafal : seul mouillage de l’île, village typique, à ne pas manquer. Par contre se méfier des rafales pouvant atteindre les 50nds, fonds dérapants, corps morts mal entretenus. Éviter d’y laisser le bateau plusieurs jours pour une escapade dans l’île.

ENCORE MERCI A CAMILLE ET MATHIEU POUR LEURS PHOTOS !

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