PêcheAnecdotes

LA FACE CACHée DE LA pêche (âmes sensibles, s’abstenir)

7 février 2017 — by Victor1

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LA FACE CACHée DE LA pêche (âmes sensibles, s’abstenir)

7 février 2017 — by Victor1

Avant d’être des chicken wings au KFC, un tendre contre filet au restaurant L’ENTRECOTE, ou un appétissant travers de porc au barbecue dans le jardin, toutes ces viandes étaient des animaux, que l’on a tués. C’est également le cas à bord. Avant de pouvoir déguster ce que l’on pêche, il faut passer par la case TUER LE POISSON. Un poisson c’est beau, un poisson c’est bon, mais un poisson c’est avant tout du vivant.

Il y a plusieurs façon de procéder :
> La méthode « radicale » : couper la tête du poisson au plus vite. Encore faut il avoir le cœur bien accroché et le matériel pour. On ne coupe pas la tête d’un poisson d’un mètre avec un canif.
> La méthode « douce » : laisser le poisson s’asphyxier tout seul. Ça peut être long et tout aussi désagréable à regarder.
> Et puis il y a la méthode, « accompagnement à la fin de vie » : elle consister à administrer une bonne rasade de rhum dans les ouïes du poisson, ça le sèche direct, il ne souffre pas et il n’y a pas d’effusion de sang.

La dernière est de loin celle que je préfère. À choisir je pense que que je préférerais un bon gros shoot de morphine au couperet le moment venu.

Malheureusement, parfois le poisson se débat tellement (en particulier les thonidés) que je n’ai pas le temps où n’arrive pas à le maîtriser avant sa dose de rhum salvatrice. Certains poissons se frappent littéralement contre le sol et les parois du cockpit de façon si violente qu’il se fond exploser les entrailles et se vident de leur sang, sans forcément prendre grand soin de la  tapisserie. C’est ce qui est arrivé à cette pauvre bonite pêchée entre les Canaries et le Cap-Vert.
C’est aussi ça la pêche. Et plus en général se nourrir d’animaux. Avant d’arriver dans l’assiette, un morceau de chair est toujours passé par l’abattoir et le boucher. À bord le poisson est pêché, tué, vidé, écaillé, et découpé par mes soins. Avant d’être cuisiné par un de nous deux. Il faut savoir qu’à partir du moment où un poisson a mordu à l’hameçon, cela nous assure entre 3/4 d’heure et 4 heures de travail en fonction de sa taille : remonter le poisson, le préparer, nettoyer le cockpit, le cuisiner, le mettre en conserve.

Nous pêchons de manière responsable. Je mets la ligne à l’eau seulement si nous avons besoin de poisson et que nous avons de quoi le conserver. Pas de place pour la pêche sportive (je n’ai jamais compris ce terme) (relecture de Julie : pfff… Mon œil!). Le gâchis est proscrit à bord d' »Happy Squid ». Ce qui mord doit finir dans l’assiette.

 

 

Un commentaire

  • Florence BEAUD

    17 mars 2017 at 21 h 43 min

    Je confirme le rhum dans les ouïes du Tazard, pêché avec vous aux San Blas, l’a calmé direct.

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