EscalesAnecdotes

JOUR DE MARCHé à MINDELO

4 février 2017 — by Julie0

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JOUR DE MARCHé à MINDELO

4 février 2017 — by Julie0

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C’est une de mes activités favorite en voyage. Découvrir un marché. C’est l’âme d’une ville et de sa culture. Prendre la température, goûter de nouveaux produits, déambuler, y revenir, avoir ses prix avec son vendeur favori, échanger des sourires, venir y manger sur le pousse, regarder, humer deci delà, avoir envie de vomir, y revenir… c’est sans fin, je ne m’en lasse pas.

A Mindelo le marché est une institution. On y vent du poisson, des fruits et légumes, des vêtements, de la wax, des robes sur-mesure, des fleurs, des trucs dont vous n’aurez jamais besoin… Évidemment et surtout en bateau, on peut vite « s’enflammer » au marché et s’encombrer de tout un tas de choses. La recette c’est la négociation et le puis le self-control malheureusement. Pour nous aider, Mindelo n’a pas concentré tout ces pôles au même endroit, c’est aussi l’occasion d’une belle balade en ville.

Les halles municipales aux poissons donnent directement dans le port, où débarque constamment de la marchandise fraîchement pêchée. Les étalages, en rangs d’oignons, exposent thons, en veux-tu en voilà, mérous, tazars, pousses-pieds, langoustes, dorades… A des prix plutôt fixes et bons marchés. On achète son poisson et il part dans la foulée se faire écailler et préparer dans le fond des halles, au milieu d’un brouhaha de poissonnières joviales. Un vrai spectacle.

Du côté des fruits et légumes, l’on trouve bien évidemment des produits locaux, provenant pour la plupart de Santo Antao, mais aussi de la marchandise importée. Les fruits de la passion, la banane, l’igname, le manioc et les haricots secs sont les stars. Préférez le marché aux légumes à la sauvette à l’arrière de la ville, typique et local, au marché maraîcher municipal, où les prix grimpent du simple au triple à la vue de vos guiboles toutes blanches, il y règne une « gueguerre » vraiment désagréable d’un étalage à l’autre.

Et puis derrière le marché à la sauvette, se trouve un micmac de cahutes, toutes collées les unes aux autres, un marché d’artisans. Chacune porte un numéro et un petit nom, on y vend des tissus, on y répare des chaussures, on y coiffe et tresse les cheveux crépus… On y circule comme dans un quartier, d’une rue à l’autre, et si jamais vous êtes perdu, il y aura toujours un mec qui connaît un mec qui… Nous, nous cherchions une couturière, pour nous coudre des tauds de soleil, en prévision des Antilles. En une journée l’affaire était pliée.

Mindelo aura eu raison de moi… Avec une mention toute spéciale pour le marché au poisson, mon appareil photo à la main, j’y serai restée des heures.

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