PréparatifsNavigation

golfe de gascogne

6 avril 2016 — by Victor0

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golfe de gascogne

6 avril 2016 — by Victor0

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Il fallait bien que l’on mette Juju, Happy Squid et n°3 à l’épreuve en conditions réelles. Depuis l’achat du bateau, il était question de traverser le golfe de Gascogne à l’été 2015. Une sorte de navigation test si l’on peu dire. Parce que ça va bien les balades sur la côte sud de la Bretagne à faire bronzette sur le pont du bateau. J’ai bien vendu à Julie des escales en maillot, mais je lui ai aussi promis la mer dans tout ses états et les embruns qui font plisser les yeux.

On est partis un dimanche matin de la plage des Sables Rouges à Groix, en direction de la Corogne. Un aller-retour express pour aller manger des chipirones et boire une bière dans un des plus vieux ports du monde. On est comme ça nous, quand on a envie d’un resto, on sait où trouver le meilleur et on sait se donner les moyens d’y aller.

  • La traversée aller :

Le vent s’est fait un peu timide tout au long des quatre jours. Nous avons même été obligés de faire quelques dizaines d’heures de moteur pour se sortir d’une zone de non-vent. Une mer d’huile mais animée de longues, très longues oscillations de houle caractéristiques de la haute mer. Ah, ça faisait longtemps…
L’inconvénient de telles conditions, c’est que ça n’avance pas. Les voiles claquent et on souffre pour le bateau. ça met les nerfs à vif. Par contre, il y a aussi un côté positif : qui dit mer belle dit temps pour se reposer et pour voir un tas de choses. Et de ce côté-là, on a été plus que servis : de la faune s’invitait toutes les trois à quatre heures autour du bateau. Dauphins et baleines surgissaient de toutes parts. On se souvient notamment d’un réveil de sieste de Julie où je décide de mettre un peu de musique. Après seulement quelques mesures voilà qu’un gros bestiau d’une quinzaine de mètres sort vraiment tout près du bateau. Je sollicite Julie et ses qualités de photographe pour immortaliser le moment et je prends le soin d’éteindre la musique, réalisant que les quatre tonnes d’Happy Squid ne feraient pas long feu face aux quelques 30 ou 40 tonnes d’un rorqual mécontent de mon choix musical.

  • La traversée retour :

Le retour n’a rien eu de comparable à l’allée. On a eu de 20 à 30 nœuds de vent arrière tout du long, ce qui nous a obligé à tirer des bords de grand largue pour éviter des empannages intempestifs. De grosses vagues nous poussaient fort. La pluie s’est acharnée à ne tomber qu’exclusivement pendant les quarts de Julie qui, malgré un ressenti plus angoissé, notamment pendant la nuit qui exacerbe les bruits et les mouvements du bateau, a tenu bon jusqu’au bout. Elle sait désormais à quoi s’attendre. N°3 aussi n’a pas bronché et nous a ramenés à bon port.

Bilan :

Mission accomplie ! Le but de cette navigation était de tester la cohérence entre le bateau, ses équipements et son équipage. A part quelques modifications du plan de pont et de petites choses à revoir sur la configuration de navigation à l’intérieur du bateau, nous trouvons que cela fonctionne plutôt bien.
Nous sommes très contents et soulagés que cette première expérience de navigation hauturière se soit bien passée. Cela a permis de lever les derniers inconnus de chacun et se rassurer avant notre départ en voyage.

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