Logistique

FICHE TECHNIQUE DU BATEAU

27 juin 2016 — by Victor3

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FICHE TECHNIQUE DU BATEAU

27 juin 2016 — by Victor3

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« Happy Squid » est un Gib’sea 312 de 1989. C’est un voilier monocoque en polyester de 9,10m de long, 3,30m de large et comme c’est une version PTE (Petit Tirant d’Eau) il ne cale qu’à 1,40m.

C’est un bateau de portant par excellence. Par contre son faible tirant d’eau ne lui permet pas de remonter au près de façon très efficace. Il manque clairement de raideur à la toile. Ce qui nous promet de très bons surfs dans les vagues mais aussi de bonnes frustrations le vent dans le nez.

/ Les voiles /

Pour ce qui est de la voilure, il est équipé :

  • d’une grand voile latté de 18m2 (neuve)
  • d’un génois sur enrouleur de 31m2 (neuf)
  • d’une trinquette de 17m2 arisable à 13 *
  • d’un tourmentin pour le gros temps *
  • d’un spi un peu vieillot, mais bien pratique par petit temps
  • la vieille grand voile de rechange
  • le vieux génois, qui risque de se transformer en trinquette pour le portant *

* Voile monter sur était largable

/ Le moteur /

Le moteur, sur un voilier, est un élément de sécurité primordial. Il permet d’assurer les entrées et sorties de port, de recharger les batteries de manière efficace au besoin, et de se sortir de petits pétrins inattendus (les voileux savent de quoi je parle).

« Happy Squid » est équipé d’un Yanmar 2GM20 de 27 ans, tout comme le bateau, qui affiche 2700h au compteur. Après un petit check-up en 2015, nous avons changé les nez d’injecteurs, qui pissaient un peu, ainsi que la pompe de gavage. Il démarre au quart de tour et j’espère que ça va rester comme ça grâce à un entretien régulier. La mécanique diesel étant un peu ma bête noire.

Nous avons un réservoir de 40L et un jerrican de 20L supplémentaires. Avec une consommation de 1L a l’heure pour une vitesse de 4nds, ça nous assure deux jours et demi de moteur.

/ Eau, Gaz & électricité /

Notre capacité à produire et stocker, que ce soit de l’énergie ou de l’eau douce est un véritable casse-tête lorsque l’on s’intéresse à l’autonomie à bord. C’est ce qui nous permet d’économiser des stops trop réguliers dans les marinas pour faire les pleins, et nous promet de longues semaines loin des sentiers battus où il est moins facile d’avitailler.

Eau

Nous avons 250L d’eau douce à bord, le tout repartis en deux réservoirs souples et deux jerricans. L’eau douce est exclusivement réservée à la toilette et la cuisine. Pour l’eau à boire ce serra de l’eau en bouteille. Il existe bien des déssanilisateurs d’eau de mer, mais ils sont volumineux, énergivores et surtout très chers. Nous avons donc opté pour le rationnement et l’économie.

Gaz

Nous disposons d’une gazinière ENO offerte par ma famille pour mes 30 bougies. Jusque la nous avions des bouteilles Camping Gaz qui coûtent chères et qui s’épuisent relativement vite. Depuis décembre 2015 nous avons mis en place une bouteille de butane classique type BUTAGAZ. Ça nous permettra de tenir deux à trois mois entre chaque recharge (et oui, ça consomme de stériliser des bocaux !).

Électricité

EN GÉNÉRAL :

Nous possédons trois batteries à bord. Deux fois 110ah pour les servitudes et une fois 100ah pour le moteur. Le tout alimenté par un panneau solaire et une éolienne monté sur un portique à l’arrière du bateau. L’alternateur moteur recharge également les batteries lorsqu’il est en route. Cela couvrira largement nos consommations électriques indispensables.

En effet, lorsque l’on navigue on se restreint à l’essentiel : charge ordinateur de bord, charge de l’iridium, feux de navigations (à led) pilote automatique par petit temps, Ais et Mer-veille. Pour le reste : frigo, ordinateur loisir,  recharge enceinte Bluetooth et autres, ne sont branchés qu’en cas de beau temps et/ou si il y a suffisamment de vent pour permettre à l’éolienne de fonctionner à son maximum et que les batteries le permettent.

LES PILOTES AUTOMATIQUES :

lorsque nous sommes en navigation le bateau navigue en permanence. Il ne se repose jamais et ce parfois, durant plusieurs semaines. C’est une machine et tout ce qui sert à le faire avancer à bord sont des machines… sauf nous…. Et pourtant c’est nous qui devrions le barrer sans relâche, jusqu’à épuisement. Et puis merde, on est en vacance quand même !!!

Et bien l’homme, paresseux de nature, a aussi inventé des machines pour le suppléer dans cette tâche…

  • Le régulateur d’allure :
    C’est une invention assez génial. Il est capable de barrer des jours durant  et ce sans consommer le moindre watt d’énergie. Comme son nom l’indique, un régulateur d’allure maintien le voilier à une allure (un angle) donné par rapport au vent. Autrement dit, si le vent tourne à 90°, le bateau aussi. Il est donc impératif de le régler à chaque changement de direction du vent.
    Nous avons choisi de nous faire plaisir et de nous rassurer avec le  régulateur « Pacific » de chez  Wind Pilot. Nous avons choisi ce modèle sur plusieurs critères : sa robustesse, ses performances, sa simplicité d’utilisation et son faible encombrement sur la jupe arrière. Installé juste avant et tester pendant la traversée du Gascogne, nous en sommes très content. Il est même revenu avec son nom d’équipier. Dans les future articles nous l’appellerons N°3.
  • Le pilote automatique électrique :
    Lorsque nous avons acheter « Happy Squid », il était déjà équipé d’un pilote automatique RAYMARINE T1. Ce n’est ni plus ni moins qu’un gros vérin pris directement sur la mèche de safran. Il barre très bien. Contrairement au régulateur d’allure, lui, suis un cap compas, au risque de virer de bord ou d’empanner si le vent tourne de trop. Le seul hic, c’est qu’il consomme pas mal d’énergie. Alors nous l’utilisons surtout au moteur, ou lorsque le vent devient trop faiblard pour N°3. Il s’avère également être un super atout pour toutes les manœuvres en solitaire.

 

/ Électronique, Navigation et Sécurité /

De nos jours, sur les bateaux, la navigation traditionnelle sur carte papier est de plus en plus remplacée par des cartes électroniques, que se soit sur traceur ou sur ordinateur.  Sans non plus vouloir faire disparaître complètement les cartes papier et les guides de navigation du bord, nous avons décidé de faire le clair de notre navigation carte sur un petit PC. Une solution moins coûteuse et surtout un gain de place.

Sont reliés à cet ordinateur :

  • un GPS pour faire le point sur la carte
  • un récepteur AIS*
  • un Mer-veille* pour visualiser les cargos et certains bateaux de pêche
  • un téléphone satellitaire (Iridium) pour télécharger des fichiers météo

Vous avez là tous ce qu’il nous faut pour appréhender les traversées dans de bonnes conditions.

Attention !!! Tous ces petits bijoux de technologie sont des aides à la navigation et ne remplaceront jamais le sens marin d’un équipage. Nous assurons une veille permanente sur le pont pour parer à toutes collisions, changement brutal des conditions climatiques, ou autres accidents.

La sécurité commence par le chapitre que vous venez de lire. Le prochain concerne ce que l’on ne souhaite jamais voir arriver mais que l’on se doit d’anticiper. A savoir les cas de pépins :

  • nous disposons tous deux de gilets de sauvetage et de harnais pour s’attacher. Nous les mettons tout le temps, ça permet notamment à l’autre de dormir sur ses deux oreilles
  • On a également une balise de détresse personnelle AIS, deux lampes flash et d’une perche IOR pour faciliter le repérage et la récupération de personnes tombés par dessus bord
  • En cas de gros pépin et d’abandon du navire, nous possédons une balise de détresse avec GPS et d’un radeau de survie. La seul chose que l’on doit emporter coûte que coûte  avec nous sur le radeau est un grab bag. Il contient entre autre le téléphone satellitaire, un GPS portable, une radio VHF portable, de l’eau et des vivres.

* Récepteur AIS (Automatique Identification System) :
Tous les cargos, certains bateaux de pêches et de plaisances émettent un signal que l’on peu recevoir sur une fréquence VHF, grâce à l’antenne de bord. Si l’on capte ce signal on reçoit au moins la position GPS du navire, son identité, sa nationalité, sa route et parfois sa cargaison, sa destination… Dans ce cas nous l’utilisons comme moyen anti-collision.
Si un de nous craque sa balise personnelle AIS nous l’utilisons alors comme moyen de repérage et de recherche d’un homme à la mer. Le notre est un Ciel & Marine.

* Mer-veille :
Cet appareil détecte les échos radar sur une zone d’une dizaine de milles nautique et nous alerte par alarme. Il nous indique un secteur de provenance de l’écho. Après c’est à nous de vérifier visuellement ou avec l’AIS si la visibilité est vraiment mauvaise. C’est aussi un Ciel & Marine.

3 commentaires

  • gatine guy

    6 juillet 2016 at 19 h 58 min

    Bon courage à vous, c est vraiment super.
    A très bientôt sur le pc.
    Cordialement

    ( guy un marchant bois, qui vous suis)

    Répondre

  • NELSON

    21 juillet 2016 at 20 h 10 min

    Salut à tous les deux ….
    Chaque jour vous n’êtes jamais aussi proche de votre superbe projet
    Votre blog est génial je vous souhaite bon vent et que tous vos souhaits se réalise
    A bientôt ici
    Un matauer de voile

    Nelson

    Répondre

  • Clem

    29 octobre 2016 at 22 h 21 min

    Un site au top, comme l’équipage! Beau boulot, beau projet, on va vous suivre de près du coup…

    Répondre

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