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Vie à bordPêche

DE LA MER A L’ASSIETTE #1

9 décembre 2016 — by Victor0

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>>> Bonite au guacamole et riz bergamote
(Voici le résultat immortalisé par Vivien. Je lui laisse le soin de commenter le résultat sur le site)

Lorsque je mets la ligne à l’eau, nous venions de passer la pointe nord de Lanzarote avec Vivien. Il ne faut pas 5 minutes avant que le tendeur amarré à l’arrière du bateau, sur lequel j’accroche la ligne pour amortir la touche, me donne l’alerte. J’enfile des gants et commence à remonter la ligne pendant que Vivien l’enroule. Ça pèse son poids. Nous avons tous les deux hâte de voir ce que l’on a attrapé. A quelques dix mètres du bateau c’est une belle bonite qui nous montre ses rayures. Vu la tension dans la ligne je m’attendais à plus gros. Ce n’est pas que je suis déçu mais j’attends toujours LE premier gros poisson. A peine la bestiole sortie de l’eau, je m’organise dans le cockpit pour la découpe. Le poison fait 65cm, c’est le plus gros depuis le départ. J’en tire 4 beaux filets, grâce au couteau que Miguel, un collègue de taf, m’a offert avant le départ. Tiens tiens, comme le hasard fait bien les choses. Il est midi !! Vivien n’a pas trop d’appétit en cette navigation un peu rock’n roll mais je ne peux résister. Un peu d’huile d’olive et hop à la poêle. Un délice !!!

Ça, c’est pour assouvir ma cruelle gourmandise et goûter la marchandise. A peine mon énorme steak de bonite terminé, je me penche sur le menu du soir. Vivien est notre invité et ce soir nous faisons table d’hôte. Je repense à ce que nous avons en réserve sur le bateau et j’annonce « bonita de Lanzarote au guacamole et son riz grillé à la cardamome ».

Le soir venu, je me mets au fourneaux et Vivien se colle au guacamole. La scène se passe bien entendu, autour d’une bière. J’ai une idée assez précise de ce que je veux comme résultat. L’idée est de faire un guacamole qui explose en bouche, beaucoup d’oignons, un peu de piments, un gros jus de citron vert et surtout le tout bien salé.
Le riz lui va se charger du côté parfumé et assurer une texture au plat. Sur le bateau, économie d’eau oblige, on fait le riz pilaf. Il garde tout son amidon et est donc un peu collant. J’ouvre deux graines de cardamome que j’ajoute au début de la cuisson, et quand le riz a absorbé toute l’eau, je le laisse griller dans la poêle à feu vif. La bonite quand à elle, a le droit au même sort que le midi. Grillée sur peau avec un filet d’huile sel et poivre cinq baies.

J’écris cet article entre les Canaries et le Cap vert. Cette bonite est le dernier poisson en date remonté à bord. Nous n’avançons pas assez vite et la mer n’est pas assez formée pour pêcher. Cela fait une semaine que nous n’avons pas mangé de viande ou de poisson. On peut très bien s’en passer, c’est pas le problème, mais je dois bien avouer qu’écrire cet article a été un vrai supplice.

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